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| Concepts |
| Concept statistique principal Les coûts unitaires de la main‑d'œuvre mesurent le coût moyen de la main‑d'œuvre par unité produite. Ils sont égaux au ratio entre les coûts totaux de la main‑d'œuvre et la production en volume. |
| Manipulation |
| Estimation Les coûts unitaires de la main‑d'œuvre trimestriels bruts sont obtenus en effectuant le ratio entre la série trimestrielle échelonnée dans le temps (calée) des coûts totaux de la main‑d'œuvre à celle de la production en volume. Cette série brute est ensuite corrigée des variations saisonnières à l'aide de la méthode TRAMO-SEATS. Outre une série désaisonnalisée, la méthode TRAMO-SEATS produit une série tendance‑cycle qui fait apparaître tous les mouvements non saisonniers et non irréguliers de la série chronologique de base. Cette série peut être considérée comme une série corrigée des variations saisonnières lissée, dont le degré de lissage est fonction du modèle ARIMA sous‑jacent et varie donc d'une série à l'autre. Les indices du coût unitaire de la main d'œuvre en année de base OCDE sont disponibles dans cette base de données sous forme brute, corrigée des variations saisonnières ou tendance-cycle. Par ailleurs, les taux de variations annuels et trimestrielles par rapport à la période précédente sont présentés pour les séries corrigées des variations saisonnières et tendance-cycle. Correction des variations saisonnières Les séries sont corrigées des variations saisonnières par la méthode TRAMO-SEATS. Le modèle d'ajustement saisonnier est revu chaque année pour chaque série. Lors de la mise à jour trimestrielle dans l'année, le modèle est fixé mais on permet à ses paramètres (coefficients) de varier - méthode désignée sous le nom de « concurrent adjustment ». En cas de révisions importantes des séries composantes trimestrielles, on peut entreprendre une nouvelle identification du modèle. Autres manipulations Afin de produire des séries temporelles longues à des fins d'analyse empirique, les séries d'indices tendance-cycle du coût unitaire de la main d'oeuvre pour chaque activité économique sont rétropolées pour qu'elles aient la même longueur que les séries annuelles correspondantes (i.e. dans la plupart des cas jusqu'en 1970). Ceci est réalisé en trimestrialisant l'indice annuel du coût unitaire de la main d'œuvre selon la technique d'échelonnement temporel de Denton. Cette série trimestrialisée est ensuite raccordée au véritable indice tendance-cycle trimestriel du coût unitaire de la main d'œuvre. On obtient alors une série prolongée à partir de la date à laquelle les données des indicateurs trimestriels ne sont plus disponibles. Cette partie raccordée de la série tendance est clairement signalée par un code contrôle « E » dans toutes les publications électroniques. La structure de la série tendance peut souvent apparaître différente après le point de raccordement, étant donné que les années les plus récentes de la série sont calculées à partir d'un modèle ARIMA et que la partie historique raccordée est une série annuelle trimestrialisée. |
| Autres aspects |
| Utilisations recommandées et limitations L'OCDE, qui a procédé à de nombreux tests de la méthode tendance-cyle TRAMO-SEATS, a constaté que celle‑ci réduisait sensiblement la volatilité des taux de variation d'un trimestre à l'autre tout en permettant une extraction efficace du signal sous-jacent des données brutes. Compte tenu de la volatilité qui caractérise par essence les séries dérivées comme les coûts unitaires de la main‑d'œuvre, l'OCDE recommande d'utiliser les séries tendance-cycle pour une analyse à court terme, plus particulièrement lorsqu'il s'agit d'interpréter les mouvements les plus récents des séries trimestrielles. |